L’autoconsommation collective, le nouvel élan du photovoltaïque

Après une phase de croissance importante, l’installation des panneaux photovoltaïques a connu en France une stagnation de son développement. Avec l’augmentation croissante du prix de l’électricité et la forte incitation à l’autoconsommation, les panneaux photovoltaïques connaissent depuis quelques mois un nouvel essor. Autoconsommation et demain autoconsommation collective semblent bien être des leviers porteurs pour cette activité. 

Autoconsommer, c’est consommer tout ou partie de l’énergie que l’on a soit même produit sur un même site. En résumé, cela veut dire que des panneaux photovoltaïques installés sur les toits (dans 90% des cas) produisent de l’électricité directement utilisée pour les besoins du bâtiment lui-même. 

Cette tendance est aujourd’hui en pleine croissance. Selon ENEDIS, on recensait 30 000 installations de ce type au début de l’année 2019 contre 15 000 il y a environ 2 ans. Et ce n’est pas terminé ! Selon le ministère de l’énergie, 4 millions de maisons individuelles devraient être équipées d’ici 15 ans.

Autoconsommation collective, une économie de partage qui a de l’avenir

Jusqu’à aujourd’hui, on parlait essentiellement d’autoconsommation individuelle. Un producteur consommait lui-même son énergie. En cas de surproduction électrique, non consommée par le bâtiment, l’énergie produite était renvoyée sur le réseau. Depuis le décret du 28 avril 2017, on parle d’autoconsommation collective (ou autoconsommation virtuelle dans d’autres pays).  Ce modèle permet la répartition de la production de l’énergie entre un ou plusieurs producteurs et consommateurs. 

Et contrairement aux idées reçues, l’autoconsommation collective n’est pas l’exclusivité des collectivités. Même si elles sont bien placées pour jouer un rôle important, notamment de prescripteur, l’autoconsommation collective peut également concerner un lotissement, une copropriété, un HLM, une coopérative de production locale, ou même une entreprise. Seules conditions, les parties prenantes doivent être proches physiquement et liées entre elles au sein d’une personne morale (association, coopérative, copropriété…). Le champ des possibles est donc énorme. L’autoconsommation, si elle est de surcroît collective, a de beaux jours devant elle. 

Un secteur pour les professionnels de l’électricité

Conformité du matériel, respect des normes en vigueur, connaissance des contraintes du courant alternatif et continu… D’un point de vue technique, les installations d’autoconsommation nécessitent de disposer d’un savoir-faire et d’une expertise importante. Elles doivent donc être réalisées par des professionnels. Un marché prometteur sur lesquels les artisans-électricien peuvent se positionner et qui contribue à limiter la production de CO2.


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