Des câbles sur des bateaux de pêche

Dans le port de la Turballe, en Loire Atlantique (44), certains bateaux sont équipés de câbles Prysmian. Des câbles permettant de transmettre des informations sur le type, la quantité et la taille des poissons pêchés. Des câbles soumis aux épreuves du sel, des vagues et du vent… Rencontre avec Monsieur Jean-Jacques Murienne, directeur de la Coopérative Maritime Turballaise.

Est-ce habituel d’utiliser des câbles de ce type sur les bateaux de pêche ?

Nous sommes l’un des rares ports à pratiquer, historiquement, la pêche en bœuf également appelée pêche pélagique. Il s’agit d’un mode de pêche très particulier qui s’apparente à une véritable chasse. Elle se pratique avec 2 bateaux, entre 2 eaux et sur des poissons se déplaçant en banc. Le chalut (filet) est tiré entre les 2 bateaux avec une grande ouverture. Il est équipé d’un sonar permettant d’avoir des informations sur l’endroit et le type de poissons qui entre dans le filet. Cela permet de mieux gérer la pêche.

A quoi servent les câbles présents sur le bateau ?

L’information recueillie par le sonar est renvoyée sur le pont du bateau. Les pêcheurs peuvent savoir de quel poisson il s’agit, s’ils sont assez gros pour être péchés et de quelle quantité ils disposent déjà dans leur filet. Cela permet d’adapter en fonction des besoins et de ne pêcher que le nécessaire. Cela permet également de mieux gérer le poids dans le chalut et donc de  limiter la casse du matériel. C’est un équipement qui aide à gérer les ressources.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Prysmian ?

Il nous faut des câbles résistants pour supporter les conditions extrêmes et l’environnement hostile dans lequel ils évoluent, parfois à de grandes profondeurs. Le câble est déroulé en même temps que les câbles des filets. Ils sont immergés et subissent beaucoup de poids et de tension.  Nous avons besoin de grandes longueurs, entre 300 et 600 mètres. Les câbles Prysmian remplissaient tous les critères, et effectivement tout se passe bien avec leurs produits. Nous servons aujourd’hui de base d’approvisionnement à d’autres coopératives. Au total, nous commandons en moyenne 10 000 mètres par an, pour nos 8 bateaux équipés et ceux de nos confrères.

La coopérative maritime Turballaise.

Créée en 1916, la coopérative compte aujourd’hui 65 bateaux dans le port de la Turballe pour environ 300 sociétaires. On y pêche principalement des poissons bleus comme la sardine ou l’ anchois, mais aussi du thon ou du merlu.


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